Inception, toujours plus de réalités…

La dernière fois, j’en venais à l’idée que les personnages soient nés dans des réalités différentes. Mal serait née dans la réalité où elle saute de la fenêtre, Cobb dans la réalité « du dessus » et elle serait le produit de son rêve. A force de retourner cette idée et en imaginer les suites, j’ai fini par me demander pourquoi ce serait lui le « plus réel ». Outre le fait qu’il soit le héros du film, le personnage auquel on s’identifie, ce qui m’a influencé c’est l’idée que Miles soit son père. Mais ça n’est jamais dit, dans le film : la seule chose qu’on sache c’est que les enfants sont ses petits-enfants… Miles est peut-être le père de Mal.

Et, donc, peut-être que c’est Mal qui pilote tous ces rêves, peut-être qu’elle saute parce qu’elle sait qu’elle est dans un rêve, elle ne se trompe pas. Mais quid de Cobb, dans ce cas là ? Pourquoi est-elle aussi manipulatrice avec lui ? Elle est tellement manipulatrice… Mais Cobb l’est au moins tout autant, avec Fischer… C’est là que l’idée a germé dans ma tête, elle le fait peut-être revenir, tout cela n’est en fait que des plans dans les plans dans les plans, pour le faire revenir lui. La définition de l’inception, telle que Cobb la donne lui même, est de planter une idée dans l’esprit du sujet, au point qu’il croie que c’est la sienne. Il croyait avoir ramené Mal, mais c’est elle qui le ramène. C’est comme pour Saito, au début et à la fin du film, qui a passé une vie dans les limbes et qui ne rentre que parce que Cobb vient le chercher: on ne sort pas seul des limbes, il faut que quelqu’un vous persuade de cette idée extravagante…

MAL

The smallest idea, such as… « Your world is not real. »

Et puis il y a aussi cette autre petite chose : la toupie à la fin…

COBB
This one was hers. She’d spin it in a dream and it would never topple. Just spin and spin…

Nous sommes bien dans le rêve de Mal…